dimanche 27 juin 2010

Digital vs Numérique

La minute du geek sur Le Monde Technologies propose une vidéo intitulée numérique vs digital.
En 1min30, vous comprendrez pourquoi mon blog a pour sous-titre Le blog de l'interaction digitale.
J'extrais la phrase la plus significative : "En français, digital est un adjectif qui se rapporte au doigt et seulement au doigt, le digital anglais, celui qui se rapporte au calcul, se traduit en français par numérique."
Alors, geek de la génération numérique, faites de l'interaction digitale (avec vos doigts).

samedi 19 juin 2010

Le tactile symbole de notre époque

D'où viennent ces 3 images d'inter-action tactile ? De la dernière confé-rence sur le sujet, d'un labo de recherche, d'un showroom ou d'une exposition sur les solutions tactiles ?
Pas du tout, ces 3 images sont issues des spots de publicité de Boursorama.

Le slogan de cette nouvelle banque est "la banque en ligne... avec son époque".
Pour montrer la modernité de cette banque, il fallait un symbole fort de notre époque, le symbole d'une nouvelle forme d'échange. Les publicitaires ont trouvé que l'interaction digitale était le meilleur emblème de la modernité.

Dans les 3 spots réalisés par l'agence BETC Euro RSCG, on retrouve les idées de quelques projets phares de l'interaction tactile : le clavier virtuel au creux de la main à la sixth sense, le menu circulaire sur table comme dans le film Being Human de Microsoft ou encore l'échange d'information entre surfaces tactiles par hyperdraging (extension du drag and drop) comme dans les projets de smart rooms.

Il y avait déjà Le crédit mutuel qui était la banque à qui parler, maintenant il y a Boursorama, la banque aussi simple à utiliser qu'une surface tactile.

mardi 15 juin 2010

Kinect, return to the monkey


Vous attendiez NATAL, vous allez découvrir KINECT en novembre 2010 sur Xbox 360.
Marre de la souris, lassé de la wiimote, voici venu le temps de la manette humaine comme l'annonce Libération.
L'homme a inventé l'outil (d'où son nom d'homo faber), Microsoft le supprime.
Plus besoin d'apprentissage, bougez naturellement, Xbox vous observe et vous obéit au doigt et à l'oeil.
Kinect illustre à merveille le concept de Natural User Interface (NUI). Le principe ici est "rien à apprendre, seulement bouger et prendre plaisir".
La question à 149 $ (ce serait le prix du capteur Kinect) est de savoir ce qu'on entend ici par naturel. Une réponse est que Kinect s'utilise spontanément, sans apprentissage, en faisant des gestes habituels.
Une autre réponse est de considérer que Kinect ramène l'Homme à un état de nature (en fait à l'état d'animal dénué de culture).
On peut illustrer ces deux réponses par des vidéos.
La première vidéo montre un enfant, Jake, jouant avec Natal, on voit bien comment ses gestes sont spontanés. Jake est totalement dans le jeu et, à la fin, il est en sueur comme après un réel entraînement sportif. Notez comment les hommes cravatés observent très sérieusement Jake derrière la vitre. Le jeu, c'est sérieux chez Microsoft.
La deuxième vidéo montre, sous forme parodique, comment l'homme a évolué jusqu'à Kinect et comment il en est arrivé à bouger simiesquement devant un écran.
En regardant cette troisième vidéo, vous constaterez la ressemblance et vous pourrez vous demander si l'homme ne re-descend pas du singe ?
Dance Monkey Dance.

vendredi 28 mai 2010

iPad vs Newton

28 mai, jour du lancement de l'iPad en France, c'est l'occasion de comparer les pubs d'Apple sur le Newton (1993-1998) et l'iPad (2010-).
Les années passent, le monde change, mais la communication d'Apple repose toujours sur les mêmes bases.
Comparons déjà, en image, les deux ardoises numériques :

Pas le même look, je qualifierais l'un de pré-PDA et l'autre de post-PDA.
Maintenant, comparons les vidéos de pub (ads) "What is a Newton?" / "What is iPad?".
Le mot qui revient dans les deux ads, c'est "magic". Comme toujours, Apple ne communique pas sur les fonctionnalités ou les technologies, mais vent du rêve... et en ce moment, du rêve, c'est peut-être bien ce dont on a vraiment besoin.

mercredi 19 mai 2010

L'avenir des tables passe par l'nteraction bimanuelle scripto-tactile

Le couple souris-écran est terriblement efficace, c'est pourquoi il dure depuis si longtemps, point de divorce à l'horizon.
L'alternative doigt-écran a le vent en poupe. Microsoft ne voit plus l'avenir dans une boule de cristal, mais dans les surfaces tactiles (sphère, table, touch PC). Apple voit plus petit en terme de taille avec sa tablette iPad, mais certainement pas moins grand question bénéfice.
Que ce soit la souris ou le doigt, l'interaction reste aujourd'hui bien pauvre, d'un côté quelques boutons et une molette, de l'autre un doigt ou plusieurs d'une ou deux mains par utilisateur.
"Allez tape, tape, tape, tape
Allez tape tape tape des mains
Vas-y tape, tape, tape, tape"

Comme dit la chanson, on s'en lasse vite car ça reste assez limité.
Allez clique, clique, clique... , ce n'est pas mieux.
Alors, c'est quoi la solution ? C'est d'enrichir l'interaction, d'utiliser ses deux mains, surtout de les utiliser de façon différente, d'utiliser aussi des outils et pas bêtement son doigt.
Je dirais "Alors que le sage interagirait ainsi, l'idiot n'utilise que son doigt" pour parodier le proverbe "Quand le sage désigne la lune, l'idiot regarde le doigt".

En terme d'interaction enrichie, une bonne piste est celle suivie par Ken Hinckley de Microsoft Research avec son prototype Manual Deskterity.
Une main (la dominée) manipule les objets alors que l'autre (la dominante) utilise, par exemple, un stylo pour écrire, respectant ainsi le principe de Guiard.
Pour bien comprendre, il suffit de regarder la vidéo.
L'avantage de l'approche, c'est d'avoir une réelle interaction bimanuelle (la main dominante est précise, la dominée déplace les objets) et une interaction instrumentale (on ne cherche pas à écrire ou dessiner avec le doigt, mais avec un outil).
Le slogan "pen writes and touch manipulates" résume bien l'approche.
L'interaction combine toucher et écriture (touch & write), ce que j'appelle une interaction scripto-tactile.
Avec le stylo, on tape (tap), trace (drawing), barre (crossing), emporte (drag-off)... ; avec un ou plusieurs doigts, on tape, on maintient l'appui (hold). De là, naît un riche vocabulaire de gestes bimanuels assez "naturels" qui permettent de manipuler les données avec les bons outils.
On est assez loin de ce qu'on fait actuellement sur une surface interactive (tablette ou table).
A mon avis, si le tactile se limite à singer la souris, il n'a que peu d'avenir. Pour s'imposer, il doit s'ouvrir vers une interaction scripto-tactile, tangibo-tactile ou gesturo-tactile.
Pour l'instant, on se contente de ce qu'on a, c'est déjà ça...
Alors tape des mains,
Alors claque des doigts,
Tu ne le regrèteras pas.

dimanche 2 mai 2010

Je parie que l'iPad dépassera les 100 000 ventes en France en 2010 contrairement à ce qu'annonce GfK

Cette semaine un article de Rue 89 traite de la guerre des tablettes et annonce l'abandon par Microsoft de son projet de tablette Courier.
Un commentateur donne son avis sur les tablettes :
"Selon moi les tablettes n'auront pas le succès escompté.
Cela n'a que très peu d'intérêt.
Apple va se casser la gueule.
Quel marché pour ce produit ?
Alors qu'il y a des mini pc portables à 299 €, des téléphones tactiles et des livres en vrai papier qui ne pèsent que 100 grammes ?"

Dans le même temps Le Monde sort un article sur l'iPad intitulé "Pourquoi l'iPad fait rêver les éditeurs de presse ?". On peut y lire l'avis de GfK (4e mondial du conseil en étude de marché) qui pronostique "En France, les ventes plafonneront à 100 000 exemplaires en 2010. L'iPad reste un produit élitiste (500 euros minimum). Et pour lequel les usages restent à inventer : les précédentes tentatives de tablettes ont été des échecs."
Ça me rappelle l'avis du CEO de Microsoft, Steve Balmer, qui déclarait en 2007 : "There's no chance that the iPhone is going to get any significant market share."
On a vu la suite, en particulier en France ou l'iPhone occupe la 1re place sur le marché des smartphones (plus de 50% en valeur avec, de plus, un seul produit).
Je pense que GfK se trompe et qu'il se vendra en France plus de 100 000 iPads en 2010 dans les AppleStores, à la Fnac et chez Darty. Les ventes vont certainement commencer timidement, mais je prédis de belles ventes en décembre (je ferai le point fin 2010 pour voir qui avait raison).
Je ne partage pas l'avis de l'internaute qui ne voit ni intérêt, ni marché pour les tablettes et encore moins l'idée que les mini pc (les netbooks), moins chers, font tuer les tablettes.
Je crois justement que c'est parce que les tablettes de type iPad ne sont pas comparables aux netbooks qu'elles vont s'imposer.
Accessoirement, je pense que l'annonce de Microsoft d'abandonner sa tablette Courier, dont j'avais dit beaucoup de bien sur ce blog, va aider Apple dans la conquête d'un nouveau marché.
Heureusement que l'iPad n'a rien à voir avec un netbook qui n'est qu'un succédané de PC, léger et pas cher, mais si peu attrayant.
L'iPad prend le contrepied, il ne cherche pas à remplacer le PC, il veut avant tout maximiser l'expérience utilisateur (aussi le prix) et minimiser son apprentissage du produit.
Alors que l'iPhone attaquait un marché déjà existant et en croissance, celui des smartphones, l'iPad se lance dans l'inconnu. On n'a pas d'exemple de tablettes à succès sur le marché grand public. Du coup, GfK, tout expert en prospective de marché qu'il est, se montre bien prudent. En fait, il montre son inaptitude à imaginer l'avenir d'un produit technologique alors qu'il est censé détecter les nouvelles tendances du marché.

A mon avis, tout l'intérêt de l'iPad et ce qui fera son succès, c'est qu'il va permettre de faire des "tâches qu'on ne faisait pas avant avec son PC".
Les timorés, les grincheux objecteront qu'on n'a pas attendu l'iPad pour lire le journal ou un livre ou encore jouer, c'est vrai, mais l'expérience est radicalement différente.
Pour avoir une idée de ce que peut apporter l'iPad à la lecture numérique, il suffit de lire une fois le New York Times sur un iPad. Pour se convaincre tout à fait, il faut regarder cette vidéo qui montre à quoi peut ressembler la lecture d'Alice au pays des Merveilles sur iPad (qui reprend les illustrations originales de 1865).
C'est tout de même autre chose que de lire un GoogleBook sous Firefox !

Apple s'est planté une fois avec les tablettes, c'était avec le Newton en 1993. Il coûtait déjà plus de 700$ et en 5 ans Apple en a vendu 100 000 exemplaires (c'est peut-être de là que GfK tire ses pévisions de vente !).
Apple en a tiré quelques leçons, c'est aussi pour cela que l'iPad sera un succès.
Reste à espérer que d'autres compagnies aventureuses se lanceront sur ce marché et proposeront des tablettes plus légères, moins chères et plus fun.

samedi 3 avril 2010

Happy iPad day !

Cet homme est heureux, en ces temps de crise, ça fait plaisir à voir.
Il brandit tel un trophée, je ne sais quoi, à bien regarder, ça doit-être un miroir, les immeubles new-yorkais se réfléchissent parfaitement dedans.
Pourquoi tous ces hommes en bleu l'applaudissent dans la joie et la bonne humeur ? Quel exploit a-t-il pu bien accomplir ?

Et cet homme, il respire le bonheur. Si vous ne l'avez pas reconnu, c'est Woz pour les intimes, le co-fondateur d'Apple en 1976, le créateur de l'Apple I et de l'Apple II. C'est dire s'il en connu des belles machines. Aujourd'hui, il a aussi son miroir magique.
Visiblement, pour lui, le 3 avril 2010, est jour de joie.

Ces deux là présentent l'image parfaite du couple heureux, l'homme tient l'objet de son coeur tendrement dans les mains et sa femme est radieuse.
Ils sont très content de leur petit dernier !

Enfin, celui là, il bosse, c'est un vendeur, pourtant, il est tout aussi heureux, béat même.

La conclusion s'impose, Apple vend un nouvel objet (son nom est sur le tee-shirt du vendeur). Quand je dis "un", c'est une façon de parler, c'est plutôt 300 000 pendant le week-end de Pâques.
Je ne sais pas si l'appareil est révolutionnaire, ce qui est sûr c'est que quand les gens l'ont près d'eux, ils sont heureux.
Je me demande si quand ils se regardent dans ce miroir magique, l'objet ne leur répond pas doucement qu'ils sont encore plus beaux.